Onduleur hybride : gérer panneaux, réseau et batterie dans une seule architecture
Un onduleur hybride combine la conversion photovoltaïque avec la gestion du stockage et du réseau électrique. Il peut alimenter les charges directement depuis les panneaux, charger une batterie lorsque la production est excédentaire et utiliser l’énergie stockée lorsque la production diminue.
La gamme d’onduleurs hybrides comprend des modèles destinés aux installations résidentielles et professionnelles, en monophasé ou triphasé selon les références. Le choix doit rester guidé par la puissance, la tension batterie, la compatibilité BMS et les fonctions de secours réellement nécessaires.
Compatibilité entre onduleur hybride et batterie
Deux équipements affichant la même tension nominale ne sont pas nécessairement compatibles. L’onduleur et la batterie doivent respecter la même fenêtre de tension, les limites de courant, la puissance de charge et de décharge ainsi qu’un protocole de communication validé lorsqu’il est requis.
Pour le secours, vérifiez la puissance réellement disponible sur la sortie backup, les charges autorisées et le temps de bascule prévu par le système. Sur une installation triphasée, contrôlez également le comportement par phase et la puissance maximale que l’équipement peut fournir dans ce mode.
Autoconsommation avec stockage
Pendant la journée, l’onduleur peut utiliser la production photovoltaïque pour alimenter les appareils et charger la batterie. Le soir, l’énergie stockée peut être restituée afin de réduire les achats au réseau.
Le comportement exact dépend des modes programmés : priorité solaire, charge réseau, plages horaires, réserve minimale ou limitation d’injection. Il faut vérifier que les accessoires de mesure nécessaires sont présents.
Compatibilité avec les batteries lithium
Une batterie ne doit pas être choisie uniquement parce qu’elle affiche 48 V ou une capacité compatible. Le BMS et l’onduleur doivent pouvoir échanger correctement lorsque le système utilise une communication fermée.
Vérifiez les protocoles CAN ou RS485, la puissance maximale de charge et de décharge et le nombre de modules supportés. Consultez également les batteries solaires disponibles pour comparer les différentes architectures.
Basse tension et haute tension
Les onduleurs hybrides basse tension travaillent généralement avec des batteries proches de 48 ou 51,2 V. Les modèles HV utilisent des parcs pouvant atteindre plusieurs centaines de volts.
Ces deux architectures ne sont pas interchangeables. Une batterie 48 V ne doit pas être connectée à un onduleur haute tension et inversement.
Backup et sortie EPS
Certains onduleurs hybrides possèdent une sortie de secours capable d’alimenter une partie de l’installation pendant une coupure. Le tableau électrique doit séparer les charges prioritaires et respecter la puissance maximale disponible sur cette sortie.
La puissance de backup peut différer de la puissance nominale de l’onduleur. Il faut également vérifier la capacité de la batterie à fournir le courant nécessaire.
MPPT et dimensionnement des chaînes
Le nombre de MPPT détermine la flexibilité de raccordement des panneaux. Plusieurs orientations peuvent être séparées sur différents trackers, à condition que chaque chaîne respecte la tension et le courant autorisés.
La tension à vide des panneaux augmente par temps froid. Le calcul du nombre maximal de modules en série doit donc intégrer la température minimale du site.
Onduleur hybride triphasé
Cette architecture est importante dans le catalogue Solarbex, notamment pour les puissances élevées Deye et Felicity.
Le triphasé doit cependant correspondre au réseau du bâtiment. Une puissance élevée ne justifie pas à elle seule le changement d’architecture électrique.
Choisir la bonne puissance
Analysez les charges simultanées et les pointes de démarrage, puis vérifiez la puissance du champ photovoltaïque et celle de la batterie. Un onduleur de 10 kW peut être inutilement grand pour une petite maison, mais indispensable si plusieurs charges puissantes fonctionnent en même temps.